Les jeunes en parlent

 

 

Tiré de Maillard, J. (2014). (Travail de mémoire). Au delà des injonctions, un autre paradigme de l’insertion : Focus sur les pratiques alternatives d’une mesure pour les jeunes. Haute Ecole de Travail Social, Genève, (travail récompensé par le prix 2014 de la Fondation Qualife)

 

 

 

" Grâce à cette maison et aux gens que je connais, j’ai trouvé mon avenir. D’ailleurs j’ai trouvé mon apprentissage en venant ici, c’est une chose importante dans ma vie."

 

"Par exemple, si tu as des projets, tu vas discuter avec la personne et pis tu lui demanderas des conseils, si la personne connaît alors oui, elle peut te conseiller, sinon elle te dira "écoute je peux demander des renseignements ailleurs et je te redis" (…) mais au moins tu vas m’écouter attentivement."

 

"Moi l’avenir dehors, c’est pas facile, j’ai peur toujours, mais l’avenir, ici, je sais que ça ira toujours bien. Quand je suis là, j’ai confiance, je me sens très bien."

 

"En fait, on est libre ici parce qu’en fait, on est contrôlé en nous-mêmes. On se contrôle, on s’adapte, on fait pas n’importe quoi, on passe pas la limite, on dépasse pas des choses qu’on doit pas dépasser". "Ils nous ont jamais obligés pour faire des choses, ils nous ont juste toujours conseillé de faire attention… Après c’est nous qui décidons toujours et ça dépend de notre tête, de si on réfléchit bien ."

 

"Au début on est venu pour du concret, quelqu’un qui nous donne un conseil, trouver un travail et voilà, maintenant c’est différent, on est comme une famille. Je continue toujours à venir, pour les cours, des fois pour écrire une lettre, pour plein de choses, même des petits trucs. Juste, ça fait du bien de venir parler, discuter avec du monde et repartir. Des fois, même pas qu’on a besoin, c’est juste voir du monde."

 

"J’avais une autre expérience dans une même institution (...), mais là-bas, pour parler avec votre conseiller, il faut prendre un rendez-vous, en avance d’une semaine et (il imite) "tu arrives à l’heure", tu vouvoies, tu dis " vous"  tu dis pas " tu"  et pis...tu te sens pas à l’aise."

 

"Quand on est arrivé ici, au tout début, on était vraiment timide et pis quand on a vu la chaleur d’ici et la confiance, on a commencé à s’ouvrir et pis on a commencé vraiment à nous connaître entre nous."

 

(une fois que j'ai commencé à participer)"...alors j’ai senti que j’existe dans cette société. Je sens ça… quand je vois quelqu’un vraiment qui te protège, te regarde, comme une famille, un ami, à ce moment-là, tu sens que t’es vivant".

 

"Quand on est sorti, j’ai senti que moi j’existe dans cette société. Aller au théâtre, au cinéma, au festival, faire des petits camps par exemple, moi le premier feeling que ça m’a donné, c’est, on est un groupe, on est un groupe et dans une communauté, nous aussi."

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